Sivens: ils ont tué Jaurès

Mesdames, Messieurs, les élus locaux du Tarn,

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Voilà ce que déclamait Jean Jaurès, député du Tarn, aux lycéens d’Albi le 30 juillet 1903.

Son lointain successeur en 2014, le député et conseiller général Jacques Valax semble ne pas avoir la même définition du courage. Peut-on vraiment, sans sourciller, les yeux dans les yeux comme M Cahuzac, affirmer que le projet de SIVENS a toutes les vertus de la légalité simplement parce qu’il a été voté à la quasi unanimité par l’assemblée départementale ?

Chercher la vérité, M le député Valax, c’est prendre connaissance des trois avis négatifs formulés par les meilleurs spécialistes des sciences de la nature et de la vie de ce pays (2 avis du Conseil National de Protection de la Nature – CNPN, et 1 avis du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Midi-Pyrénées – CSRPN).

Chercher la vérité c’est comprendre sur quoi portent les réserves des services de l’Etat sur ce dossier: la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques.

Chercher la vérité c’est comprendre pourquoi les conclusions de la commission d’enquête publique n’ont pas été respectées (avis favorable réservé, subordonné à l’avis favorable du CNPN).

Chercher la vérité c’est élucider ce mystère: pourquoi le ministre Philippe Martin, tout juste en fonction accorde les autorisations à ce dossier alors que la ministre précédente les refusaient ?

Ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, c’est étudier avec soin le rapport des experts mandatés par le ministère de l’environnement et c’est demander des comptes à ceux qui dimensionnent le projet alors qu’ils ne savent même pas évaluer les volumes d’eau nécessaires pour l’irrigation ou le nombre des exploitations agricoles concernées par ce service.

Ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, c’est tenter de savoir pourquoi des CRS ont été déployés tels des appâts dans une nasse, pour prendre position autour d’une cabane de chantier calcinée, protégée par des douves et des barrières. Pauvres singes en cage, ils ont été la risée des manifestants pacifistes avant d’exciter la haine de casseurs organisés cet après midi du 25 octobre 2014. Provocations ? Oui, mais de la part de qui ?

Dire la vérité c’est avouer enfin à qui aurait dû profiter cette affaire si des citoyens vigilants n’avaient pas mis en lumière les zones d’ombres qui l’entourent.

Avoir du courage, ce n’est pas recopier une lettre modèle dictée par le président de l’association des maires et élus du Tarn, M Sylvain Fernandez, qui invite ses collègues maires et conseillers municipaux à adresser au Président du Conseil Général et au Préfet un courrier pour les remercier très solennellement et très chaleureusement pour leur action et celle de leurs services dans le cadre de l’affaire de Sivens. Quand Jean Jaurès commente, argumente, convainc, se bat pour faire progresser les règles qui font société, Sylvain Fernandez lui, invite ses collègues à recopier lâchement le texte d’une lettre modèle. Mais quel mépris pour ces élus locaux qui ne sauraient même pas écrire ! Et quelle médiocrité de la part d’un leader politique qui prétend défendre l’esprit républicain et n’en maitrise ni le verbe ni l’esprit.

Le même S. Fernandez, fait écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques des lobbies d’agriculteurs, d’artisans, de commerçants et d’entreprises en invitant les élus à manifester dans Albi pour poursuivre la construction du barrage de Sivens. On peut légitimement se demander si c’est bien le rôle du président d’une association d’élus que d’attiser de cette façon la haine.

Qui est irresponsable et qui menace la République ? Les jeunes Zadistes qui inventent et prennent en main leur avenir ou ces vieux élus qui s’arc-boutent sur leurs médiocres pouvoirs ?

Elus du Tarn, si vous cautionnez cet appel à la haine, c’est que vous n’avez rien compris à votre jeunesse, vous lui claquez la porte au nez, et vous semez la rage. MM Valax et Fernandez, vous vous revendiquez du socialisme, mais c’est vous aujourd’hui qui tuez Jaurès.

Mais Jaurès disait aussi « Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin.» Alors n’ayez pas peur d’écouter notre jeunesse qui vous parle.

Un citoyen tarnais

ancien adjoint au maire, chef d’entreprise

téléchargez le texte de la lettre Ici

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Encore BRAVO !

Je trouve tout à fait intéressant de regarder les photos et vidéos de la manifestation de samedi (15 nov) à laquelle le Président de l’Association des Maires du Tarn avait appelé les quelques 3000 élus du département aux côtés de la FNSEA (très présente, mais calme -exceptionnellement- ce jour-là).

J’espère que les quelques élus socialistes qui y ont participé n’ont pas été trop gênés par la présence de la droite et l’extrême droite très fortement représentées. Au moins cela a le mérite de donner de la lisibilité à la politique choisie.
Et si messieurs Valls et Cazeneuve sont payés pour discréditer le Parti Socialiste, on peut les ranger au placard et cesser les violences policières,
le travail est fait et bien fait!
Encore BRAVO !
Catherine DAMIANO
Et si vous avez un peu de temps, lisez ce témoignage d’un manifestant maltraité par les forces de l’ordre lors de la manifestation du samedi précédent.
Une vidéo correspondante figure encore sur le « cahier de doléances des citoyens tarnais »   https://cahierdedoleancedutarn.wordpress.com/   à l’article:    « Regardez! Ils vous font peur? »    Visionnez ici la vidéo

Réponse d’une élue à M. Fernandez

Monsieur le Président de l’association des Maires du Tarn

Je viens de recevoir un courriel appelant à un rassemblement des élus pour le rétablissement de l’ordre républicain.

Je suis indignée Monsieur Le Président lorsque vous m’incitez à signer une lettre de soutien à M. Le Préfet et à Monsieur le Président du conseil Général du Tarn, je ne partage pas vos méthodes, et là n’est pas votre rôle.

Je suis indignée Monsieur Le Président lorsque vous appelez les maires au rassemblement au nom de l’ordre républicain pour manifester dans la rue. Un maire doit avant tout apaiser ses concitoyens et non créer un désordre public et cela au moment où il faut  de faire preuve de courage, de sagesse et d’ouverture au dialogue.

Sachez Monsieur que je ne partage pas non plus votre façon de regarder l’avenir.

Durant un an, nous avons tous déployé un fervent intérêt à commémorer le centenaire de l’assassinat de J. Jaurès, homme de gauche et homme de paix, à quoi cela aura servi ? à quoi bon si nous n’avons pas compris qui était Jaurès et quel était son message? N’était-ce qu’une vitrine ? un faire-valoir ou une alors une façon de se donner bonne conscience ?

Voilà plus d’un an que la jeunesse s’épuise avec courage à dénoncer le projet de construction de Barrage à Sivens. Il aura fallu le décès de Remy Fraisse (21 ans) pour que l’on en parle dans les médias. Il aura fallu plus d’un an pour que les revendications aboutissent uniquement à une invitation à manifester au nom de l’ordre républicain contre notre jeunesse.

Je suis certaine en tant que citoyenne et élue, que nous vallons mieux que cela.

Monsieur je vous demande de ne plus m’importuner avec ce qui est pour moi une incitation à la répression et à la violence, je suis pour le dialogue et la paix dans le monde et cela commence à notre porte.

Recevez, Monsieur Le Président, mes salutations

Carole Métivet

Maire de Crespin

Il faut tirer les leçons de Sivens, pour que tout cela n’arrive plus.

billet de Guillaume CROS président du groupe EELV Conseiller régional de Midi-Pyrénées dans Médiapart

le lien vers Médiapart ici

Réponse au Président de l’association des maires et des élus du Tarn appelant à manifester pour le barrage de Sivens

Non Monsieur le Président de l’association des maires et des élu-es du Tarn, les élu-es responsables n’iront pas à la manifestation le 15 novembre à Albi.

Ce qui se passe à Sivens dépasse Sivens. On peut le regretter ou s’en féliciter mais c’est un fait  : quelle que soit la sortie, que je souhaite par le haut, il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu.

D’abord parce que il y a eu un mort. Oui un mort. Et qu’on n’accuse pas les écologistes d’instrumentalisation. Rémi n’aurait jamais dû mourir à Sivens. Pas parce que c’est « stupide » mais parce qu ‘un barrage, une infrastructure quelle que soit sa dimension, son impact, ne justifie jamais la mort d’un jeune ou d’un moins jeune, d’un militant ou d’un policier… Par contre la mort de Rémi nous oblige à la dignité, à la décence et au respect. Monsieur le Président, comment pourrions-nous assumer, nous, élus de ce territoire, qu’un barrage soit construit à l’endroit même où un jeune homme s’est effondré victime d’une grenade offensive. Ce n’est éthiquement, symboliquement, intellectuellement pas envisageable.

Monsieur le Président, être un élu responsable c’est accepter de faire des erreurs, c’est reconnaitre qu’on peut faire des erreurs. Oui ce barrage est un mauvais projet. C’est du gaspillage d’argent public puisqu’il a été montré qu’il était sur dimensionné par rapport aux besoins actuels de la vallée.  En disant cela, je ne nie pas la nécessité de mieux gérer l’eau dans cette vallée y compris en construisant des retenus d’eau. Mais quand des experts remettent en cause les éléments présents dans l’enquête publique, montrent que des erreurs, oublis, inexactitudes entachent l’ensemble du dossier, ce n’est ni un aveu de faiblesse, ni déshonorant que de dire STOP. Non monsieur le Président, on ne peut pas se cacher derrière la légalité de la procédure puisque des experts du ministère de l’environnement ont montré que la procédure n’avait pas été respectée. Dans le Tarn il y a pourtant un précédent. A croire que nous n’avons rien appris du barrage de Fourogue construit dans l’illégalité, au nom de « l’Etat de droit ».

Nous sommes dans un monde qui évolue. Les modes de mobilisation changent. Les critiques envers les élus – la plupart du temps excessives  puisque la grande majorité d’entre nous travaille pour l’intérêt général – se cristallisent sur le manque d’écoute et la déconnexion avec ce que vivent nos concitoyen-nes. La méfiance envers la classe politique entraine abstention et votes extrêmes. Votre appel à manifester samedi ne fait qu’accentuer ce sentiment d’une classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger.

Au nom de ce que vous appelez l’Etat de droit, vous justifiez le fait que les décisions des élu-es ne pourraient en aucun cas être remises en question…  Je reste persuadé que pour qu’une décision légale devienne légitime elle doit être partagée. Les temps ont changé, les citoyens sont hyper informés, les communications se développent, les informations circulent vites… c’est une bonne chose et tout cela correspond à une forme de contrôle démocratique qui doit modifier les vieilles pratiques des élu-es dans l’élaboration des politiques construites trop souvent de façon technocratique et parfois hors sol. Sachons, nous les élu-es, profiter de ce merveilleux souffle démocratique. N’ayons pas peur de l’expertise citoyenne, acceptons d’être remis en cause, partageons nos doutes et ensuite, oui décidons car nous avons été élu-es pour ça. Vous le savez, à Sivens, rien de tout cela n’a été fait. L’expertise citoyenne remarquable du collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet n’a jamais été reconnue et entendue.

Oui, c’est une autre façon de faire de la politique mais c’est la seule solution pour légitimer nos décisions car nous aurons enfin su les faire partager. C’est la seule solution pour que les citoyen-nes reviennent aux urnes et s’éloignent des votes extrêmes simplistes et dangereux.

Monsieur le Président, ces formes de mobilisation citoyenne, déjà expérimentées  sur le Larzac dans les années 70 et qui consistent à occuper des « zones à défendre » de façon pacifique sont appelées à se développer. Les occupants sont des lanceurs d’alerte et protègent des lieux considérés comme agressés. Ils sont profondément écologistes et pacifistes. Une mobilisation de ce type ne se fait pas à la légère. C’est toujours pour des raisons valables.  S’il y avait eu des «  zadistes » à Fourogue, le barrage illégal n’aurait pas été construit. La société bouge. Les modes de mobilisation aussi. Les « zadistes » ne sont pas les marginaux anarchistes que certain-es décrivent. Ils sont jeunes ou moins jeunes, diplômés ou pas, étudiants, salariés, artisans, sans travail… profondément écologistes, même si pas toujours politisés mais avec des convictions ancrées au corps.  Y répondre par le mépris ou pire par la violence ne fait qu’accentuer ce sentiment d’une classe politique hors sol, sur la défensive, incapable d’être à l’écoute.

Sivens pose aussi la question des modalités qui permettent de déclarer un projet d’utilité publique ou d’intérêt général. Il faut les modifier pour accélérer les procédures, pour permettre de tenir compte de l’expertise citoyenne, pour séparer le propositionnel du décisionnel, pour étudier sérieusement les alternatives… Sivens doit permettre de faire évoluer la législation dans ce domaine comme dans celui de l’utilisation d’armes de guerre lors de manifestations citoyennes.

Il faut tirer les leçons de Sivens, pour que tout cela n’arrive plus.

Oui Monsieur le Président, il y a eu un passage en force sur ce projet. La montée continue de la violence que j’ai pu constater et que j’ai même subi n’est pas acceptable. Elle a abouti à la mort de Rémi Fraisse, personne ne peut le contester. La justice doit faire son travail sereinement.

Maintenant, les acteurs du dossier doivent pouvoir travailler ensemble pour répondre aux réels besoins en eau de la vallée. Je l’ai déjà dit, il n’y aura ni vainqueurs, ni vaincus. Il ne restera que des femmes et des hommes meurtris par la mort d’un jeune homme. Mais les politiques que nous sommes doivent tout faire, à partir de la situation actuelle, pour faciliter le dialogue, pour mettre de l’huile dans les rouages, pour faciliter les prises de décision acceptables, pour aboutir au compromis. Mais pas appeler à manifester samedi.

Guillaume Cros

Président de groupe EELV

Conseil Régional de Midi-Pyrénées

181 élus signent l’appel aux élu(e)s du Tarn

181 élus ont signé l’appel aux élu(e)s du Tarn le 14 novembre à 18 h

voir l’appel ici

Régine ADDED – Conseillère municipale de Salvagnac
Jean-François AGRAIN – Adjoit au Maire de Saint-Sulpice la Pointe
Frédéric ALAJARIN – Conseiller municipal de Montels
Fabienne ALBERT – Conseillère municipale de Valence d’Albigeois
Raymond ARRAULT – Adjoint au Maire de Jouqueviel
Agnès BAUDINIERE – Conseillère municipale Giroussens
Christien BEAUFOUR – Conseillère municipale Saint-Lieux Lafenasse
Marie BELAVAL-LEVALLOIS – Conseillère municipale de Blaye les Mines
Edwige BENAZECH – Conseillère municipale d’ Esperausses
Djamila BENZIDANE,  Conseillère municipale de Vaour
Régine BESSOU – Maire de Vindrac-Alayrac
Roger BIAU – Adjoint au Maire de Graulhet
Jean-Claude BORDERE – Adjoint au Maire de Labastide Saint-Georges
Jean-Michel BOUAT – Adjoint au Maire d’Albi
Didier BOUSQUIE – Conseiller municipal de Saint-Sulpice La Pointe
Simon BRANDLI – Conseiller municipal de Carmaux
Marie Line BRUNET – Conseillère municipale de Villefranche
Mireille BRUNWASSER – Adjointe au Maire de Salvagnac
Nathalie BULTOT – Conseillère municipale de Saint-Sernin les Lavaur
Roland CABROL – Conseiller municipal de Monvalen
Sarah CAMPREDON – Adjointe au Maire de Rabastens
Alyne CARDON – Conseillère municipale de Graulhet
Monique CASTE-DEBAR – Maire de Jouqueviel
Sophie CATHERINE – Conseillère municipale de Garrevaques
Christine CESTARI – Conseillère municipale de Blaye les Mines
Jean-Marc CINTAS – Adjoint au Maire de Saint-Benoit de Carmaux
Jacques COMBES – Conseiller municipal de Briatexte
Jean-François COMBES – Adjoint au Maire du Verdier
Hélène COMMENGE – Conseillère municipale de Rivières
Pierre COMOY – Conseiller Municipal de Garrigues
Séverine CONZET – Conseillère municipale de Fiac
Thierry COUET – Conseiller municipal de Jouqueviel
Claude COUGNENC – Conseillère municipale Lautrec
Pierre COURJAULT-RADÉ – Conseiller municipal de Gaillac
Elisabeth COUTOU – Adjointe au Maire de Penne
Pascale CREBASSA – Conseillère municipale de Lacroisille
Xavier CREMOUX – Maire de Lugan
Pascal CREPIN – Adjoint au Maire de Marssac sur tarn
Robert CRESPO – Adjoint au Maire de Carmaux
Guillaume CROS – Conseiller régional
Mathieu DAUPLEIX – Conseiller municipal de Vieux
Jean-Claude DE BORTOLI – Maire de Blan
Maya DE CHANTERAC – Conseillère générale remplaçante
Thierry DEGOUL – Conseiller municipal de Saint-Christophe
Gérard DE LEOTOING – Adjoint au Maire de Sorèze
Ben DEMMER – Conseiller municipal Le Riols
Christine DEYMIE – Maire de Valence d’Albigeois
Thomas DOMENECH – Conseiller municipal Gaillac
Cédric DONNAINT – Conseiller municipal de Rivières
Corinne DRAPEAU – Conseillère municipale à St Agnan
Sonia DRIES – Conseillère municipale de Noailles
Amélie DUGUÉ – Conseillère municipale de Penne
Christian DULIEU – Adjoint au Maire de Saint-Beauzile
Marc DURAND – Conseiller municipal de Sorèze
Serge ENTRAYGUES – Maire honoraire – Conseiller général
Serge ESTEBAN – Conseiller municipal de Blan
Laure FABRE – Conseillère municipale de Penne
Patricia FILODEAU – Conseillère municipale de Labastide Saint-Georges
Roland FOISSAC – Vice-président du Conseil général
Sylvie FOULHOUXConseillère municipales de Les Cabannes
Karine FRANÇON – Conseillère municipale de Vielmur sur Agout
Nicole FRECHOU – Conseillère Régionale
Carole GAILLARD – Conseillère municipale de Saint-Benoit de Carmaux
Sylvie GALLIEN –  Conseillère municipale de Florentin
Christian GAVAZZI – Adjoint au Maire de Carmaux
Nathalie GERME-Conseillère municipale Saint-Christophe
Mireille GIRALT – Conseillère municipale de Blaye les Mines
Eric GOMBERT – Adjoint au maire de LUGAN
Marie-Louise GONZALES – Conseillère municipale de Saint-Juéry
Frédérique GONZALEZ – Adjointe au maire de Lasgraïsses
Alexis GOURC – Adjoint au Maire de Cagnac les Mines
Sylvie GRAVIER – Adjointe au Maire de Milhars
Catherine GREZES – Conseillère municipale de Vaour
Philippe GUERINEAU – Conseiller municipal et communautaire de Castres
Marie-Pierre GUIRAUD – Conseillère municipale de Saint-Benoit de Carmaux
Christian HAMON – Maire de Le Ségur
Quentin HAY – Conseiller municipal de Sainte-Gemme
Bernard HOLDERLE – Adjoint au Maire de Vaour
Claude HUET – Conseillère municipale de Montredon Labessonnié
Olivier HUNEAU – Conseiller municipal de Puycelsi
Chantal IZALIER – Conseillère municipale de Montvalen
Jean-Pierre IZARD – Conseiller municipal de Carmaux
Antoine JADELOT – Conseiller municipal de Penne
Marie JAUSSAUD-HUAN, Conseillère municipale de Salvagnac
Jeanne JIMENEZ – Conseillère régionale
Annaïs JULIA – Conseillère municipale de Peyregoux
Christophe JUAN – Adjoint au Maire de Couffouleux
Marietta (Margaretha) KENKEL – Conseillère municipale de Vaour
Georges KIRTAVA – Adjoint au Maire de Saint-Lieux Lafenasse
David KOWALCZYK – Conseiller municipal de Saint-Juéry
Amandine LABORIE – Conseillère municipale de Saint-Benoit de Carmaux
Fabien LACOSTE – Conseiller municipal d’Albi
Dominique LARTIGUE – Conseillère municipale de Giroussens
Christophe LAURENS – Conseiller municipal de Les Cabannes
Sylviane LAURENT – Conseillère municipale de Couffouleux
Camille LAVI – Conseillère municipale de Milhars
Liliane LECHARBAU – Conseillère municipale de Saint-Benoit de Carmaux
Guy LEGROS  – Adjoint au Maire de Vieux
Cécile LE HOUEZEC – Conseillère municipale de Vaour
Laurent LEOPARDI – Conseiller municipal et communautaire de Carmaux
Christophe LUC – Conseiller municipal Graulhet
Jean-Claude LUCAS – Adjoint au Maire de Lugan
Françoise MAJESTÉ-LARROUY conseillère municipale de Lugan
Thierry MALIET – Adjoint au Maire de Saint-Christophe
Frédéric MANON – Conseiller municipal de Lacroisille
Nicolas MARAVAL – Conseiller municipal de Cambounès
Benjamin MARIETTA – Conseiller municipal de Trébas
Michel MARQUES – Adjoint au Maire de Saint-Sulpice la Pointe
Daniel MARTIN – Conseiller municipal de Montirat
André MARTINEZ – Conseiller municipal de Castres
Guilhem MARTY – Conseiller municipal de Laparrouquial
Dominique MAS – Conseillère municipale d’Albi
Jean-Claude MAS – Conseiller municipal de Couffouleux
Frédérique MASSAT – Conseillère municipale de Salvagnac
Claude MASSOL – Conseiller municipal de Blaye les Mines
Corinne MASSOL – Conseillère municipale de Blaye les Mines
Michel MASSOL – Conseiller municipal Pampelonne
Marie-Ange MASTAIN -Conseillère municipale de Cagnac les Mines
Francine MAURER – Conseillère Municipale de Graulhet
Fabienne MEISTERMANN – Conseillère Municipale de Roquevidal
Fanou MENA – Adjointe au Maire de Saint-Sulpice la Pointe
Magali MERCIER -Conseillère municipale de Carmaux
Alain MESSONNIER – Adjoint au Maire de Saint-Lieux les Lavaur
Carole METIVET – Maire de Crespin
Michel METZGER – Adjoint au Maire de Garrigues
Annie MOLINIER : Conseillère Municipale de Saint-Agnan
Nelly MOURIER – Conseillère municipale de Sorèze
Sabine MOUSSON – Maire de Teulat
Jean-Yves NEDELEC – Adjoint au Maire de Fiac
Véronique NOURIGAT – Conseillère municipale de Maurens-Scopont
Nadine OLOMBEL – Conseillère municipale d’Appelle
Jacques PAGES – Conseiller général
Marie -Noëlle PALIES – Adjointe au Maire de Valence d’Albigeois
Frédérique PELFORT – Conseillère municipale de Viterbe
Vanessa PELLERIN – Conseillère municipale de Rabastens
Albert PEZET – Conseiller municipal de Saint-Benoit de Carmaux
Annick PIEUX- Maire de Vieux
Christophe POUYANNE – Maire d’Appelle
Pascal PRAGNERE – Conseiller municipal d’Albi
Nicolas RAMOS – Conseiller municipal de Vaour
Catherine RANJEVA – Conseillère municipale de Brens
Amélie REDON – Conseillère municipale de Vabres
Max REGIS – Conseiller municipal de Blaye les Mines
Henriette RELAIX – Conseillère municipale de Lisle-sur-Tarn
Jeanine RELLA – Conseillère municipale et communautaire de Briatexte
Benjamin REMOND – Conseiller municipal de Penne
Marc RENEAUX – Conseiller municipal de Lagougotte-Cadoul
Josiane REY – Conseillère municipale de Carmaux
Alain RICARD – Maire adjoint de Lacaze
François RIVALS – Conseiller municipal de Labastide Saint-Georges
Daniel ROQUES – Adjoint au Maire de Saint-Benoit de Carmaux
Patrick ROSSIGNOL – Maire de Saint-Amancet
Géraldine ROUQUETTE – Conseillère municipale et communautaire de Castres
Alain ROUQUIER – Conseiller municipal et communautaire de Réalmont
Flavien ROUSSEL – Conseiller Municipal de Curvalle
Stéphane ROUX – Conseiller municipal de Maurens-Scopont
Jean-Paul RUFFIO – Conseiller municipal de Rabastens
Chantal SAEZ – Adjointe au Maire de Roquevidal
Marylis SAINT-JEAN – Conseillère municipale de Rivières
Ernest SALES – Conseiller municipal de Labastide Saint-Georges
Thierry SAN ANDRES – Maire de Saint-Benoit de Carmaux
Régine SAULLE – Conseillère municipale de Mézens
Yannick SÉGUIGNES – Conseiller municipal de Salvagnac
Christian SERIN – Conseiller municipal de Graulhet
Olivier SIMON – Conseiller municipal de Saint-Benoit de Carmaux
Pascal SORIN – Maire de Vaour
Joël SOUYRI – Adjoint au Maire de Blaye les Mines
Léonore STRAUCH – Adjointe au Maire de Vaour
Bernard STREHAIANO – Conseiller municipal de Naves
Maryse STREHAIANO – Conseillère municipale de Puycalvel
Sylvie TANIS – Adjointe au Maire de Garrigues
David THOMAS – Adjoint au Maire de Saint-Benoit de Carmaux
Michel THOMAS – Conseiller municipal de Saïx
CHARLES TRANIER – Conseiller municipal de Garrigues
Djamila VEDEL – Adointe au Maire de Saint-Benoit de Carmaux
Alain VERCOUTTER – Adjoint au Maire de Alos
Elisabeth VERGNES-BENEDET – Conseillère municipale de Valence d’Albigeois
Cyril VIALA – Conseiller municipal de Roquevidal
Joël VIGUIER – Adjoint au Maire de Blaye les Mines
Frédérique VILLECHENON – Adjointe au Maire de Saint-Sulpice la Pointe
Brigitte VINCQ – Conseillère municipale du Verdier

Billet d’humeur d’un citoyen ni écolo, ni bobo

Le  15 novembre prochain, un rassemblement sera organisé pour le maintien de la réalisation du barrage de Sivens et dont le thème est : «laissez nous décider de notre avenir en respectant les décisions de nos élus, non à la violence et anticipons les changements climatiques».

 

Concernant les décisions « incontestables » d’avenir prises par les élus, il me semble important de citer  l’exemple édifiant pour lequel les élus ont contourné, bafoué la loi : le barrage de Fourogue.

Dans un état de Droit, les décisions de justice se doivent d’être respectées n’est-ce-pas ?

Et pourtant, le conseil général a ignoré une décision de justice ordonnant l’arrêt des travaux de Fourogue et a continué son entreprise au mépris total du Droit. Quel est donc aujourd’hui l’ampleur du gouffre financier de cet ouvrage et son état ?

Une  conscience éclairée ne peut qu’approuver les citoyens qui ont fait le choix judicieux de ne pas laisser aux élus le pouvoir absolu de décider de leur avenir  et ont contribué à une remise en question des décisions d’élus qui dans ce cas, vous en conviendrez, se devaient de ne pas être respectées.

Il en est de même pour Sivens. (qui vole un œuf… vole un bœuf !!!)

Est-il si utile de brandir comme un fer de lance l’Etat de droit en oubliant ses devoirs les plus simples et élémentaires ? Sur ce dernier point, une lettre honore son auteur car elle nous livre un  empressement déconcertant à remercier des personnes qui non seulement contournent la loi (Cf. plus haut et plus bas) mais délèguent à tuer !

Le chien aboie…. et la caravane passe…

A l’heure où chacune et chacun déplore avec une immense et douloureuse tristesse le décès de Rémi, 21 ans, mort sous l’explosion d’une grenade offensive, sous l’attaque de forces policières répressives, alors que les siens sont dans une sourde peine, un appel à manifester est lancé afin de soutenir les travaux forcés d’un ouvrage dénoncé depuis de si nombreux mois par des collectifs bien informés mais également par les experts de Madame Royal et ce, avant même que les nouveaux experts diligentés par notre Ministre n’aient entrepris et conclu de nouvelles études et qu’un dialogue ne soit réellement entrepris avec toutes et tous. (TOUTES et TOUS !).

Il s’agit là d’un « rabattage interventionniste» sur une réalité dramatique qui témoigne aujourd’hui d’une sensibilité extrême et porte l’empreinte dramatique d’un symbole mortifère. Cette attitude révèle un appétit morbide.

Après l’abattage, le rabattage !!! quelle honte !!!

Sont-ce l’avidité de pouvoir, l’indécence, l’orgueil où une perspective politique électoraliste de café de commerce qui motivent cet appel ? car finalement, qu’est-ce donc qu’un bout de papier signant la réalisation d’un ouvrage controversé dont on sait qu’il ne servira qu’à quelques uns et qu’il est aux antipodes des solutions au réchauffement climatique et à la sauvegarde de l’eau… au regard d’une vie ? de deux… trois…. de l’Humanité ?

Concernant l’envoi d’un certain modèle de rédaction aux élues/us, il me plonge dans des incertitudes gênantes car il jette un sérieux doute sur leurs capacités à réfléchir sur des questions essentielles voire vitales et donc à prendre de justes décisions (que le citoyen se doit de respecter…). Il suggère en effet une remise en cause de leurs qualités rédactionnelles, de leurs potentiels de réflexion. Sont-ils illettrés ? La demande de ralliement corporatiste sous la formule « prêt à envoyer » est consternante.

Après la formule « prêt à envoyer », la formule « prêt à vomir »….. dont extrait : « Je tiens à vous témoigner ma solidarité et vous exprimer ma gratitude ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont contribué avec courage à faire avancer le choix des collectivités pour servir l’intérêt général ».

De quel intérêt général s’agit-il ?

Si c’est celui de faire passer en force un projet illégitime et dont les manquements tant techniques que financiers ont été révélés depuis de longs mois et de plus, confirmés par experts ? cet intérêt général me donne envie de vomir….

De quel courage s’agit-il ?

Si c’est celui de faire taire les voix citoyennes et les oppositions pacifistes par l’extrême violence d’une milice policière suréquipée qui cogne férocement, tabasse violemment, vole, détruit, harcèle, gaze, menace, brûle, blesse, mutile et TUE…. ? ce courage là décrit toute l’ampleur d’une terrible laideur !!  indescriptible laideur tant au-dedans qu’au-dehors !!! aux relents nauséabonds de bassesse courtisane….. évocateur d’une Histoire ayant laissé perpétrer des actes abjects.

Rémi est mort sous la violence effroyable de l’Etat ne l’oubliez pas, JAMAIS !!!!

La forme et le fond de cet appel à manifester sont déconcertants (voire ignobles) et celles et ceux qui leur donneront du crédit porteront une marque, celle du discrédit.

L’agriculture est malmenée car elle ne fait plus sens tant elle est éloignée des connaissances nouvelles en matière d’agronomie et des découvertes prodigieuses sur les interactions, synergies entre les différentes espèces, tant elle est éloignée de la préservation d’une terre fertile.

L’argent public finance désormais sans commune mesure la marchandisation d’espaces publics. (OL Landes à Décines = + 50 % de surfaces commerciales avec des plus-values offertes « clés en main »…)  bien que la France soit sous la coupe d’un plan historique d’austérité nommé dette ou crise (c’est selon) alors qu’il correspond au plus grand hold-up de ce siècle. Nous emboîtons le pas à la Grèce et en connaissons les dramatiques conséquences.

La réalisation de nombreux ouvrages qualifiés à l’emporte pièce (sonnante et trébuchante ?) « d’utilité publique » ne donne aucun signe progressiste respectueux de l’environnement et des hommes. Les territoires sont saignés à grands coups de pelleteuses et signent notre déclin.

160 hectares de terres sont accaparés chaque jour en France pour des projets aussi coûteux qu’inutiles car certains élus.ues rejettent avec un autoritarisme méprisant des alternatives cohérentes et moins ruineuses  qui leur sont intelligemment proposées. Quelles sont d’ailleurs les réelles motivations de ces élus… ?? Chercher la vérité a écrit un élu… et vous trouverez le mensonge….

Cette agriculture n’appréhende la Terre qu’en termes de rendements à l’hectare et de traitements pollueurs qui l’épuisent et la rendent infertile par la sur-utilisation d’une chimie dévastatrice vendue par les mêmes multinationales qui ont produit le Ziclon B (vous vous souvenez ?), ou l’agent orange (vous vous rappelez ?).

Cette agriculture n’est plus nourricière mais biocide, ni généreuse car spéculatrice (céréales, OGM, semences hybrides, méthane et l’usine des 1000 vaches, bio-éthanol, subventions ect… ),  et donc, ne répond plus à sa vocation première.

Cette agriculture tue la biodiversité, les écosystèmes protecteurs du vivant, participe pour plus de 14 % au réchauffement climatique par l’effet de serre avant même que les semences ne soient en terre, lamine les sols qui ne peuvent plus retenir l’eau car dépourvus d’ancrages multi-racinaires et de l’humus nécessaires.

Cette agriculture instaure de nouvelles entités gigantesques dans un stupéfiant mépris de la Vie (et de la modeste et essentielle paysannerie dont nous avons un besoin, vital), asservit les agriculteurs, les endette et les musèle.

Cette agriculture là est devenue malade.

Les plantes sont malades (traitement des graines, engrais, fongicides, pesticides ect…), les animaux sont malades (antibiotiques, hormones, OGM, prion, E.coli ect….), les gens sont malades (perturbations endocriniennes, stérilité alarmante chez les jeunes, résistance aux antibiotiques ect….), les agriculteurs sont malades (leucémies, cancers…).

Cette agriculture se range du côté d’un modèle agricole industriel archaïque d’après-guerre, orienté pour « alimenter » un système de profits indécents, criminels (un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné – Nations Unies – Rapporteurs Olivier DE SCHUTTER et Jean ZIEGLER), au lieu de plébisciter les cultures de qualité qui nourrissent bien et sain, préservent les ressources, la santé et représentent un véritable vivier d’économies locales, créatrices d’emplois et sauvegardent tant les territoires (magnifiques… dont le Testet) que les hommes et encouragent le tissage d’un lien social ténu. Ces cultures de qualité induisent de fait la réduction des dépenses publiques et coûts de production (intrants, gasoil, dépollution, aides publiques, soins, médicaments ect…). Cultures de qualité qui permettent de redonner du sens au métier des agriculteurs en leur rendant la dignité qu’ils méritent face à ces machines à broyer que sont les multinationales agro-pharmaco-toxiques, en les redirigeant non pas vers les sciences de la mort mais les sciences de la Vie et  participent d’une autonomie locale oubliée.

Alors l’appel du 15/11 pourrait-il  dénoncer cette violence froide, silencieuse et insidieuse décrite ci-dessus et dont les membres appelant à manifester se portent directement ou indirectement caution ou en sont les victimes ?

Par ailleurs, afin de répondre à une conception de la démocratie et de l’ordre républicain, un appel sera t’il lancé pour manifester contre les personnes qui ne veulent pas respecter la réglementation sur les nitrates ? ceux-là même qui dégradent les biens publics en épandant du lisier et du fumier sur les chaussées et bâtiments publics, font exploser des bombes dans les centres des impôts et MSA, massacrent les ragondins ect…

Pourtant ne devraient-ils pas respecter cette réglementation ordonnée il y a 23 ans déjà (Directive de décembre 91) ? « dont  certains peuvent penser qu’elle n’est pas démocratique, alors que d’autres pourront penser qu’elle n’existerait pas si les premiers n’avaient pas abusé des nitrates au point de pourrir de nombreuses nappes phréatiques et ce, au point de voir condamner la France (donc les contribuables) à payer des sommes astronomiques à l’UE et au point de voir justement ériger ces normes contraignantes…, qui sont donc contestées publiquement par des « arroseurs arrosés », ce qui est un comble vous en conviendrez…. » (Citation)

Une question mérite réflexion : les opposants à cette réglementation et casseurs de biens publics ont-ils subi les interventions policières par des tirs tendus de flashball ? des lancers de grenades offensives ? se sont-il vus volés et brûlés leurs affaires personnelles par les gendarmes mobiles ? leurs  voitures ont-elles été détruites par les gendarmes mobiles ? ont-ils été harcelés ? gazés ? menacés ? insultés ? blessés ? mutilés ? tués ? par des gendarmes mobiles ?

Défendre des intérêts privés au nom d’une démocratie, au nom d’un ordre républicain, tous deux en faillite… défendre les intérêts privés de quelques uns au détriment de la sauvegarde du bien collectif, sont des comportements indignes d’élus.

Etre titulaire d’un mandat ne devrait JAMAIS faire oublier aux élus que les citoyens qui les ont élus, leur ont donné mandat pour être JUSTEMENT représentés, sans aucun manquement au devoir d’intégrité, d’honnêteté  ET entendus, écoutés, respectés.

L’obstination incompréhensible (capricieuse ?), injustifiée et le mutisme sidérant d’élus ayant déjà vécu l’expérience de Fourogue qui aurait dû porter ses fruits a provoqué plus qu’un désastre :  la mort !!!

Oui, l’erreur est humaine et un mea-culpa « en temps opportun » aurait été tout à fait recevable, aurait pu être entendu.

Oui, un geste humble et compréhensif aurait été vivement salué, applaudi.

Mais il est trop tard, Rémi est mort et d’autres sont mutilés à vie…

Rémi a été tué par une grenade d’attaque (dont la dangerosité mortelle ne pouvait être ignorée par les donneurs d’ordre au plus haut niveau et utilisateurs…), des ordres d’intervention ont donc été transmis bien qu’il n’y ait rien à défendre.

L’appel et son « rabattage » ainsi que « les gratitudes solidaires » soutiennent, de fait,  un arsenal de répressions policières meurtrières (agissant par tous moyens à leurs convenances), de surcroît ayant été logé dans les écoles publiques et tentent de légitimer les exactions de celles et ceux qui ont décidé, ordonné et autorisé un odieux passage en force au risque de blesser, mutiler, tuer. Quelle ignominie !!!

Quant au coût de l’ouvrage du Testet, il s’élève à environ 10 millions d’euros sans compter les factures nécessaires à son entretien.

Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale a été adopté par le Gouvernement le 21 janvier 2013 lors de la réunion du Comité interministériel de lutte contre les exclusions (CILE). Dans le Tarn, une rencontre a été organisée entre les services de l’Etat, les élus, la CPAM, la CAF, la Banque de France et les associations.

Un diagnostic en matière de pauvreté et de précarité y a été présenté. Il a montré que dans ce département, un nombre élevé de personnes était en situation de précarité. Plus de 15 % de la population tarnaise se situe sous le seuil de pauvreté.

Ce taux de 15 % m’interpelle au regard des 10 millions d’euros que le barrage va «POMPER» ?

Ces 10 millions pourraient-ils permettre d’amorcer un changement s’ils étaient orientés vers des reconversions agricoles durables et nourricières, économes en eau et vers une économie solidaire ? et d’entreprendre une mutualisation des retenues collinaires dont la sous-utilisation est désormais avérée ?

 « Les générations futures nous reprocheront notre imprévision si nous n’agissons pas tout de suite.»  Le dire c’est bien, le comprendre c’est mieux !!

Toute ma gratitude et mes remerciements vont vers ces femmes jeunes et moins jeunes, ces hommes jeunes et moins jeunes, quels que soient leurs modes d’expressions, leur look, leur statut social et professionnel, leur nationalité, représentant une incroyable et riche mixité, ces femmes, ces hommes, vaillants et braves, résistants à l’irresponsabilité d’une oligarchie répressive et l’inconscience d’un capitalisme oisif. Ils ont fait preuve d’un immense courage. Je les remercie de leur persévérance à dire, à faire malgré les violents écueils, de leur fabuleuse générosité et clairvoyance hors du commun, de leur extraordinaire créativité et de leur pacifisme durement éprouvé.

Oui, je les remercie de résister au risque d’y perdre leur Vie face à une répression immonde.

Rémi a payé le tribut de ce que les générations précédentes ont laissé faire sans sourciller, en toute impunité.

Je remercie également ces agricultrices et agriculteurs qui se sont engagés dans des filières de productions de qualité et respectueuses du Vivant. Ils sont solidaires, courageux, vaillants  et soucieux du Devenir de tous. Ils connaissent la Terre, l’utilisent intelligemment et la respectent.

Puissent-ils être soutenus, aidés et encouragés sur ce beau chemin. Leur dur labeur nous permet d’avoir accès à des aliments locaux, de saison, de qualité, frais, sains et bons. Merci.

 « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Un humain vivant parmi tant d’autres,

Ni écolo, ni bobo,

Conscient, tout simplement.

Lettre ouverte aux conseillers généraux du Tarn

5 bonnes raisons de vous demander de reconsidérer le projet de barrage de Sivens
Valdéroise, Tarnaise, je suis une citoyenne tout simplement et je pense que chaque citoyen a une légitimité pour exprimer ce qu’il pense d’un projet, quelle que soit sa taille, parce qu’il a un impact sur le territoire où il vit. De plus, depuis plusieurs mois, la gestion de ce projet a été un révélateur des carences de notre fonctionnement démocratique dont chacun peut s’émouvoir.
Je vous propose donc 5 bonnes raisons de voir dans l’abandon d’un projet, une nouvelle chance
pour nous tous :
Pour un nouveau projet qui respecte les principes du développement durable: vous avez devant vous moult expertises, rapports, avis. Il est encore temps d’ouvrir les yeux pour les lire, d’ouvrir les oreilles pour écouter les arguments, les propositions de ceux que vous avez considérés jusqu’à présent comme des opposants obstinés. Et si aujourd’hui vous les considériez comme des êtres sensés doués de raison ?
Non vous n’allez pas simplement renoncer à un projet. Vous avez devant vous l’occasion d’en bâtir un nouveau.
Pour un projet sans conflits d’intérêt : dans ce dossier, on ne peut qu’être perplexe devant les liens « consanguins » entre les organismes maitres d’ouvrages, financeurs, bureaux d’étude, maitres d’œuvre. De plus, sans mettre en cause l’honnêteté des personnes, comment les mêmes élus peuvent-ils siéger dans ces différentes instances et avoir encore un avis objectif sur un dossier ? Ce projet est né tel un être difforme victime d’une consanguinité qui n’a que trop duré. Donnez naissance à un être harmonieux.
Pour un projet sans les stigmates de la violence : d’où qu’elle vienne la violence physique qui dégrade, qui blesse, qui tue est condamnable. Mais il est d’autres formes de violence tout aussi condamnables :
– la violence des mots qui mentent, qui avilissent, qui mésestiment, qui qualifient de bêtise une prise de position citoyenne
– la violence de l’obstination et du refus de dialogue, la violence de l’argument de la légalité face à une demande de débat
Ne vous drapez pas dans votre dignité par obstination qui se transforme en violence. Ouvrez un dialogue pacifiste.
Pour un projet qui respecte légalité et légitimité : oui ce projet a été voté à une large majorité par l’Assemblée départementale ; oui il a été déclaré d’utilité publique. Mais sur quelles bases ? Le respect des procédures juridiques ne garantit pas de la légitimité d’un projet. Nos procédures ne seraient elles pas à reconsidérer car ne sont elles pas à la source du blocage des débats ? D’autres exemples (y compris dans notre département) montrent bien que des projets similaires, votés, déclarés d’utilité publique sont ultérieurement juridiquement remis en cause. Mais entre temps l’ouvrage a été construit et ne sera jamais détruit. N’est ce pas une incitation pour les maîtres d’ouvrage publics à passer en force ? N’est ce pas ce qui provoque le durcissement des échanges puis les manifestations, les occupations et au final l’apparition de la violence ?
Ne restez pas abriter devant cet argument de la légalité. Recherchez les voies et les voix pour un projet légitime.
Pour un projet exemplaire de notre démocratie : prenons la définition de la démocratie dans le dictionnaire Larousse : Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. La souveraineté émane du peuple. Par les élections le peuple ne délègue pas aveuglément sa souveraineté aux maires, conseilles généraux, députés, … Par nos votes nous ne donnons pas la toute puissance à nos élus. Nous leur confions des responsabilités, nous leur demandons la transparence sur leurs décisions, décisions sur lesquelles « le peuple » garde un droit de regard.

Mesdames, Messieurs les conseillers généraux, en reconsidérant ce projet sur le fonds et la forme, en acceptant le dialogue vous n’aurez pas laissé piétiner la démocratie. Non, vous n’aurez pas reculé devant la violence, vous aurez avancé vers la démocratie, la vraie.
Mesdames, Messieurs les Conseillers Généraux, je garde un profond respect pour les élus de la République et je suis consciente des charges qui leur incombent.
Mais, Mesdames et Messieurs les Conseillers généraux, saisissez l’occasion qui vous est donnée de montrer à vos concitoyens qu’ils ont raison de vous accorder leur vote, leur confiance parce que vous les respectez et vous les écoutez.

Elisabeth CARLIER
81350 – Valderies
Lettre ouverte adressée à tous les conseillers généraux du département du Tarn
Copie transmise au Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet ainsi qu’au Collectif
« Tant qu’il y aura de bouilles »

SIVENS, symptôme d’une démocratie qui bredouille…

La tournure des évènements autour du projet controversé du barrage de Sivens -projet local devenu
malgré lui cause nationale- suscite dans la classe politique et dans les médias de nombreuses analyses
et questions.
La dimension tragique qui l’a frappée récemment touche chacun au plus profond de son sentiment
d’existence en tant que citoyen.
Nos responsables politiques sont dans leur rôle, qui en appèlent au respect de « l’état de droit », aux
règles qui prévalent dans le bon fonctionnement de tout « état démocratique », à la « condamnation de
la violence », etc…autant de notions sur lesquelles in abstracto, chacun s’accorde.
Ma réflexion voyage en plusieurs directions et à différents niveaux :
Concernant l’« état de droit », les règles propres au fonctionnement « démocratique » d’un pays et
leur application n’ont de valeur que si elles sont applicables par tous, à commencer par les hommes et
femmes élus en charge de la « chose publique ».
Leur exemplarité est le fil conducteur de la vie démocratique et leur manque de rigueur face au droit
(dans le cas de Sivens : fi des recours administratifs, de la teneur d’arrêtés préfectoraux, mésusage de
la concertation, tentative de passage en force etc…) gangrène, perverti, jette le trouble et le désordre
dans la vie publique.
Le citoyen « ordinaire » devient soupçonneux, critique et perd confiance dans des responsables
politiques qui ont fini au fil du temps par faire de la Politique un fond de commerce au service
d’intérêts plus individuels et corporatistes voire privés qu’au service d’un intérêt général.
En cause, et pour une grande part le faible renouvellement de la classe politique (et que ceux qui
veulent démissionner le fasse au plus vite !). Mandats et cumuls de mandats se répètent, enkystant les
mêmes aux affaires parfois sur des dizaines d’années.
En cause aussi l’aveuglement et l’habitude, la démobilisation et la lâcheté citoyenne de la majorité
silencieuse face à un pouvoir qui l’entretien … pour autant tout cela n’équivaut pas à un chèque en
blanc !
Cet état de fait entraîne des conséquences perverses dans la gestion décentralisée des territoires et
produit des effets délétères en termes de démocratie.
Cet « entre soi » de la gens politique de tous bords favorise la cuisine politicienne locale et avec elle
toutes formes d’abus dont l’Etat dans un silence assourdissant se rend complice –dans certains cas
malgré lui car dessaisi de façon inappropriée de certaines compétences- dans l’incapacité qu’il est à
jouer un rôle de tiers ou à faire preuve d’une saine autorité lorsque les éléments d’une situation la
requièrent.
La vie politique des élus réduite à deux mandats serait une mesure de salubrité politique publique. En
effet, la gestion d’un état, d’une région, d’une commune si elle exige formations et compétences, ne
peut être assimilée à une forme de statut professionnel et encore moins contribuer à construire une
carrière professionnelle personnelle ; il y a là un contresens.
Occuper de telles fonctions suppose un engagement « au service de » la collectivité, le service public,
le service des autres ; engagement qui compte tenu de son exigence ne peut se concevoir que pour un
temps limité … Il y en a qui font de cette fonction un combat et un engagement, et qui reviennent
ensuite à leurs affaires…
Notre démocratie souffre à divers titres de tous ses carriéristes :
Ce sont eux bien sûr qui donnent de la voix dans les médias et s’indignent sur notre « état de droit »
bafoué ; eux qui savent et donnent des leçons de démocratie tout en la confisquant, et qui abusent du
pouvoir qu’elle leur confère parfois depuis plus d’une génération…
On ne s’étonnera pas de l’état de sclérose dans lequel s’enlisent des lignes politiques et des projets
inadaptés à l’urgence de problématiques actuelles.
On ne s’étonnera pas non plus que le citoyen « ordinaire » se manifeste.
En effet, il est mis à contribution plus que de mesure depuis quelque temps pour alimenter les caisses,
ces tonneaux des Danaïdes ; il serait logique que puissent lui être rendus des comptes par ceux qui se
chargent d’effectuer les dépenses et qu’il ait son mot à dire un peu plus fréquemment qu’en périodes
d’élections…
La dette a bon dos ; cette abstraction qui nous est servie à longueur de journée est constituée des
gestions exorbitantes et calamiteuses d’un bon nombre de potentas nationaux et locaux, chacun
désireux de laisser derrière lui ou elle sur le dos des finances publiques la marque indélébile de son
passage aux affaires…( marque indélébile en effet, car tous effets conjugués à tous les niveaux de
dépenses publiques, cette trace marquera ainsi en toute impunité les générations qui suivent, à savoir
nos enfants !).
D’autres soucieux de la promotion de leurs territoires (avec une vision parfois très personnelle !)
s’enferment dans des projets dispendieux et surdimensionnés à l’image de ronds-points qui fleurissent
en rase campagne, ou de la construction d’une mairie neuve dans une commune de 180 personnes,
voire de projets de ports pharaoniques dont les études sont à la charge du contribuable et, près de chez
nous du projet de Sivens.
Des projets disproportionnés sur lesquels les élus s’entêtent au mépris d’une conjoncture économique
qu’ils sont les premiers à évoquer quand cela les arrange et à laquelle chaque citoyen se confronte de
plus en plus douloureusement au quotidien.
Des projets menés au mépris des divisions et des fractures qu’ils occasionnent au sein de la société.
Des projets infiltrés de conflits d’intérêts…
Ces pratiques sont souvent sournoises et dissimulées sous couvert de légalité : enquêtes soit disant
d’« intérêt public » dont les conclusions ne sont pas toujours respectées (cf barrage de Fourogue),
études, habillages administratifs rendant leur lecture opaque et dissuasive, etc…etc…
En ce qui concerne le projet de barrage de Sivens, s’il est légitime que les agriculteurs concernés par le
manque d’eau cherchent des solutions permettant l’amélioration de leur production et partant de leur
niveau de vie, cette légitimité ne l’est ni plus ni moins que pour tout un chacun qui tend vers une
évolution de son devenir et une progression de son outil de travail sans forcément en appeler aux
finances publiques !
Partant de là, il serait nécessaire de questionner la notion « d’utilité publique » et ses critères de
définition à la lumière des paramètres économiques, écologiques actuels et de la mettre en regard de la
notion de « bien commun ». L’eau, l’environnement, la nature entre autres font partie du patrimoine
commun qui exige de chacun protection et respect…
Sur ces sujets, et dans la gestion des biens communs, l’Etat et les collectivités locales doivent se
montrer particulièrement exemplaires en termes d’exercice démocratique ; exercice qui au delà des
votes en conseils municipaux, départementaux etc… supposerait des consultations élargies aux
citoyens.
Quelle pertinence y a t’il à qualifier d’« utilité publique » le projet de Sivens, un projet basé
essentiellement sur la conjugaison de besoins et d’intérêts privés limités à un nombre somme toute
restreint d’exploitations (regroupées pour la plupart sous la banière de la CACG, elle même ayant déjà
utilisé -par un passage en force- les moyens du département avec la complicité de son président pour
un projet déclaré par la suite illégal) ?
Qu’est ce qui justifie l’utilisation de fonds publics, régionaux, départementaux et de surcroît européens
pour financer ce projet sous cette forme ?
On croit rêver de voir que le département du Tarn serait suffisament pouvu pour apporter des
financements à un tel projet alors que pour avoir travaillé dans le secteur médico social et de la petite
enfance, j’ai pu mesurer à quel point les moyens du département en charge de ces services se sont
toujours avérés être à la baisse et ceci est plus que jamais d’actualité : baisses de financements,
diminutions des enveloppes, personnels non remplaçés et en sous effectifs pour des besoins de base
concernant la population qui sont immenses….
Le mot d’ordre serait aux économies… que comprendre ?
A intérêts privés financements privés, ce qui tout naturellement aurait largement abaissé le niveau de
prétention -quant à l’ouvrage- des professionnels concernés et les aurait amené à recourir à la
recherche d’ alternatives utilisées partout ailleurs.
Mais avec les fonds publics, d’une façon générale c’est « no limite » « no contrôle » et la gabegie
institutionnalisée…selon le bon vouloir d’institutionnels fort peu démocrates et selon un système
administratif qui stipule que l’utilisation en totalité des fonds publics aloués sur un exercice est la
condition de leur renouvellement l’année suivante. Alors, gaspillons … !
On ne s’étonnera pas que devant ces usages et injustices les citoyens et les associations cherchent à y
voir plus clair et que les jeunes prennent leur part de ce qui leur apparaît comme un combat, une lutte
légitime face à ce qui leur est servi et tracé pour l’avenir…

Jeunes qui pour un certain nombre -trop bien sûr- restent sur le bord de la route, sans projet ni espoir,
débarqués d’un système éducatif et d’enseignement éculé où ils n’ont jamais trouvé leur place,
système d’une violence inouïe, incapable de se réformer, tenu là aussi par des corporatismes sclérosés
agrippés à une administration, qui fait tous les jours malheureusement la preuve de ses limites et de ses
échecs.
On ne s’étonnera pas que n’ayant rien à perdre, des jeunes s’enfoncent dans la violence du désespoir et
la destruction.
La violence appelle la violence, et les trop nombreux contre-exemples qui émergent de certaines
pratiques politiques insidieuses et contestables reviennent dans le champ social en le percutant à la
manière d’un boomrang.
Le projet de barrage de Sivens est à ce titre symptômatique ;
Sivens-symptôme d’une démocratie vieillotte dont les pratiques sont celles d’un autre temps, une
démocratie frileuse et défensive qui marque le pas face à une société et une jeunesse qui se sentent mal
considérées et abusées parfois par ses élus, leurs pratiques et leurs collusions d’intérêts.
Sivens-symptôme d’une revendication citoyenne qui veut savoir, qui ne se satisfait plus de la langue
de bois, qui souhaite être entendue et qui appelle le respect.
La pratique de la démocratie dans un « état de droit » doit se vivre et non se décréter.
Le niveau d’abstention lors des élections est assez édifiant de la désaffection des citoyens pour la vie
politique tant est fort leur sentiment que celle ci leur est trop souvent confisquée.
Une démocratie vivante n’a pas peur des échanges et des confrontations de points de vue, elle se doit
d’intégrer à tous les niveaux de son exercice dans le champ du politique et dans le champ social des
instances de « veille citoyenne », « forums » et autres « consultations » afin de rester en contact avec
ceux au service desquels elle puise sa raison d’être.
I. M. ALBI